Handicap visuel

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) parle de déficience visuelle lorsque l’acuité visuelle ne dépasse pas 3/10e sur l’oeil le plus performant et/ou quand le champ visuel présente une atteinte sévère.

En pratique, les sujets comptent les doigts de la main à 3 mètres. Quand l’acuité visuelle est strictement inférieure à 1/20e, on parle de cécité.

La malvoyance est donc comprise entre ces deux mesures. L’OMS définit 2 catégories de malvoyance : la déficience visuelle moyenne et la déficience visuelle sévère.

Au-delà de ces chiffres, une personne sera reconnue déficiente visuelle dans la mesure où son handicap entraîne une modification de son comportement et une perte partielle d’autonomie dans les domaines suivants :

  • lecture,
  • écriture,
  • activités de la vie quotidienne,
  • communication,
  • appréhension de l’espace et déplacements,
  • poursuite d’une activité professionnelle.

Parmi les principales pathologies entraînant un handicap visuel, on retiendra

  • le glaucome, 1ère cause de cécité absolue ;
  • la DMLA (Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age), maladie ophtalmologique la plus répandue dans les pays industrialisés ;
  • la cataracte ;
  • la rétinopathie diabétique
  • et la rétinite pigmentaire (maladie génétique dégénérative).

Face à un diagnostic de déficience visuelle, difficile à accepter, des solutions existent malgré tout pour aider la personne dans sa vie quotidienne.

Différents professionnels accompagnent les personnes aveugles ou malvoyantes dans des associations, des structures médico-sociales ou en libéral.

Par ailleurs, des solutions plus matérielles sont à connaître pour faciliter les déplacements et autres actes quotidiens.

En référence à la loi handicap de février 2005, on parlera d’aides humaines (les professionnels du secteur médico-social), d’aides techniques (matériels adaptés, cannes blanches etc.) ou d’aide animalière (le chien guide pour personne aveugle ou malvoyante).

Derrière le terme de « déficience visuelle », pas toujours visible pour le grand public, on distingue plusieurs pathologies. De la malvoyance, un handicap parfois invisible des autres, jusqu’à la cécité absolue, voici quelques repères pour s’y retrouver.

LA CÉCITÉ
Légalement en France, l’OMS définit 3 catégories de cécité :

  • Catégorie I : La déficience visuelle profonde. En pratique, le sujet compte les doigts à 1 mètre
  • Catégorie II : La cécité presque totale. En pratique, le sujet voit bouger la main à 1 mètre.
  •  Catégorie III : La cécité absolue. Pas de perception lumineuse, à fortiori absence de l’oeil.

Plus généralement, on parle de personne atteinte de cécité, ou non-voyante, lorsqu’il y a une absence totale de vision d’un ou des deux yeux.

UNADEV : Union Nationale des Aveugles et Déficients Visuels