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Troubles du sommeil

By 12 mars 2018Non classé

Toute la famille est concernée

L’enfant en situation de handicap est plus fréquemment sujet aux troubles du sommeil que les autres enfants.

On remarque chez lui des atteintes des centres du sommeil ou de l’horloge biologique, une plus forte tendance aux insomnies (45 à 90% des enfants), ou aux hypersomnies peuvent également se manifester des parasomnies.

Quelle que soit la nature de ces troubles, le mauvais sommeil de votre enfant ne restera pas sans effet sur votre propre santé  – stress,insomnies pour vous aussi, risque de dépression,- aussi est-il très important pour toute la famille que vous parliez de ces difficultés à votre médecin, le plus tôt possible.

La privation de sommeil est une torture familière pour les parents d’enfants handicapés, mais aussi pour les frères et soeurs…

Pour les personnes atteintes d’une anomalie cérébrale, organique ou fonctionnelle et qui présentent un problème de maturation physiologique ou psychologique, les fonctions du sommeil peuvent être altérées.

Des couchers qui n’en finissent pas, des nuits épuisantes… le recours aux médicaments peut-être un vrai soutien.

Dans quelles conditions ?

Les troubles les plus courants sont des insomnies, des réveils nocturnes, un sommeil de courte  durée, des parasomnies (manifestations indésirables durant le sommeil comme des mouvements, des paroles, etc.) et une somnolence excessive durant la journée.

Chez un enfant porteur de handicap, l’insomnie peut avoir des incidences sur son développement émotionnel, social, comportemental. Elle peut aussi influer sur les conditions de sa rééducation, de ses apprentissages en général, et sur le contrôle de crises épileptiques  éventuelles.

Les causes de l’insomnie sont diverses : causes comportementales, causes médicales ou médicamenteuses, troubles du rythme jour/nuit (appelés encore troubles du rythme circadien).

Un électroencéphalogramme (EEG) peut déceler des éveils anormaux ou des manifestations  épileptiques. La prise en charge sera alors souvent médicamenteuse, au moins temporairement.

Il faut également rechercher des facteurs comme la douleur ou l’inconfort. Les épilepsies  nocturnes, les reflux et autres troubles digestifs, les asthmes, les troubles respiratoires et les crampes peuvent être en cause.

.Des interlocuteurs (votre médecin, certaines associations, certains organismes) peuvent vous aider à trouver des solutions pour mieux gérer au quotidien une situation parfois difficile à vivre et vous convaincre de ne pas rester isolés face aux problèmes de sommeil de votre enfant…

N’hésitez pas à les solliciter

Pr Brigitte Fauroux

Professeur de pédiatrie, pneumologue et spécialiste du sommeil de l’enfant

Responsable de l’unité de ventilation noninvasive et du sommeil de l’enfant

Hopital Necker, Paris

Sonia Sammou

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